{"id":160,"date":"2009-05-22T05:54:00","date_gmt":"2009-05-22T03:54:00","guid":{"rendered":"http:\/\/missterre.org\/obs\/explo\/?p=160"},"modified":"2014-02-23T12:12:34","modified_gmt":"2014-02-23T11:12:34","slug":"la-grande-traversee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/?p=160","title":{"rendered":"Allons donc, traverser l&rsquo;Atlantique&#8230;"},"content":{"rendered":"<h3><a class=\"thickbox\" href=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_17.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" style=\"border: 1px solid black;\" alt=\"transat_17\" src=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_17.jpg\" width=\"404\" height=\"303\" \/><\/a><span><strong>Allons donc,<br \/>traverser l&rsquo;Atlantique.<\/strong><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Un beau jour, on quitte &#8211; enfin &#8211; la m\u00e9diterran\u00e9e, on passe Gibraltar, par vent portant de pr\u00e9f\u00e9rence et avec la mar\u00e9e, et on attend impatiemment le paradis promis par les navigateurs atlantiques chevronn\u00e9s : plus de brusques sautes d&rsquo;humeur de la m\u00e9t\u00e9o, une looongue houle, un ciel d\u00e9gag\u00e9 avec, d\u00e9filant dans le bon ordre, tous les nimbus et cirrus possibles avant un coup de vent et un barom\u00e8tre qui sert \u00e0 quelque chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a class=\"thickbox\" href=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_04.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" style=\"border: 1px solid black;\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_04.jpg\" width=\"390\" height=\"293\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On regarde le GPS, on s&rsquo;excite, on ne voit pas le rocher car on est de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du d\u00e9troit, mais on se dit qu&rsquo;on va le sentir, cet Atlantique quand m\u00eame&#8230; Puis&#8230;rien ne se passe. On est toujours sous g\u00e9nois appuy\u00e9 au moteur et tir\u00e9 par le courant. On s&rsquo;arr\u00eate quelques jours \u00e0 Tanger, premi\u00e8re escale atlantique, et \u00e0 la prochaine sortie, on a une impression de \u00ab\u00a0beau temps\u00a0\u00bb comme sur les plages de la mer du Nord en \u00e9t\u00e9. L&rsquo;air est frais et doux, le ciel d\u00e9gag\u00e9, la mer belle&#8230; On a l\u2019habitude de ce temps depuis toujours, on n&rsquo;y pr\u00eate pas attention, lorsque soudain, on se rend compte que c&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;on a ce temps <em>en mer, <\/em>et surtout, qu\u2019il ne change pas. On part avec 4 \u00e0 5 bf de Tanger pour arriver avec 4 bf \u00e0 Rabat, avec une petite faiblesse durant la nuit \u00e0 cause des brises de la terre toute proche. Et inconsciemment, on se r\u00e9concilie au fil des jours avec cette m\u00e9t\u00e9o sans surprises, o\u00f9 le ciel bleu ne cache pas un redoutable vent local.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un beau jour de novembre, on part pour les 3-4 jours de mer vers les Canaries, avec moins d&rsquo;appr\u00e9hensions qu&rsquo;un d\u00e9part pour la Corse depuis le continent. La m\u00e9t\u00e9o annonce 15 \u00e0 25 noeuds de vent, avec une petite acc\u00e9l\u00e9ration au \u00ab\u00a0coin\u00a0\u00bb de la c\u00f4te marocaine. Et une belle nuit, sous la pleine lune qui a eu l&rsquo;amabilit\u00e9 de se synchroniser avec notre programme de navigation, on se trouve \u00e0 la barre, pouss\u00e9 par une brise puissante mais stable, une houle form\u00e9e mais r\u00e9guli\u00e8re, et on se dit \u00ab\u00a0Ben merde alors, je suis en train de traverser vers les Canaries, et c&rsquo;est vraiment pas d\u00e9sagr\u00e9able\u00a0\u00bb. D&rsquo;un seul coup, \u00e7a y est, on fait partie de la grande famille atlantique, et on se rend compte qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9, on n&rsquo;attendait que \u00e7a : faire corps avec son bateau, qui lui s&rsquo;accorde \u00e0 merveille avec les \u00e9l\u00e9ments qui lui sont favorables. D&rsquo;\u00e9normes puissances sont en marche, mais le bateau semble , oui, presque gai ou en tout cas, comme un bateau sur l&rsquo;eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a class=\"thickbox\" href=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_02.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" style=\"border: 1px solid black;\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_02.jpg\" width=\"292\" height=\"219\" \/><\/a>Les Canaries, on y est! Minuscule archipel \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du monde, grande \u00e9tape \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;une transat puisqu&rsquo;il faut le dire, la majorit\u00e9 des bateaux qui se prennent une \u00ab\u00a0branl\u00e9e\u00a0\u00bb se la prennent dans les environs des Canaries, souvent au d\u00e9part vers le Cap Vert ou le S\u00e9n\u00e9gal. On n&rsquo;est donc pas tir\u00e9 d&rsquo;affaire, les craintes m\u00e9diterran\u00e9ennes de coups de vent titanesques impr\u00e9vus restent \u00e0 fleur d&rsquo;esprit. Mais bien vite, entour\u00e9s de tous ces marins dont nombre ont fait et refait le chemin, on oublie que l&rsquo;on s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 faire quelque chose que l&rsquo;on pensait exceptionnel : on se prend au jeu, ben oui, on est tous l\u00e0 pour \u00e7a, pas la peine d&rsquo;en faire un plat. Et le jour du d\u00e9part vers le S\u00e9n\u00e9gal, malgr\u00e9 les nuages noirs, les grains et une houle dont les cr\u00eates blanches tranchent sur le fond de ciel orageux, on ne se dit pas qu&rsquo;on va le faire, on n&rsquo;y pense m\u00eame plus, c&rsquo;est une \u00e9vidence. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une fois en vitesse de croisi\u00e8re, lorsque les \u00eeles et leurs bourrasques sont loin derri\u00e8re, que le point sur la carte place le bateau au beau milieu de fonds abyssaux qu&rsquo;on se tape le front en se disant: \u00a0\u00bb ben merde alors, je fais une travers\u00e9e de 6 jours en Atlantique, et finalement, c&rsquo;est naturel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, on se pr\u00e9lasse un moment au S\u00e9n\u00e9gal, on oublie le temps de longues navigations fluviales les turpitudes des oc\u00e9ans, et on parle de la suite comme d&rsquo;une formalit\u00e9, du Br\u00e9sil comme d\u2019une \u00e9vidence, voire du choix corn\u00e9lien entre le Horn ou le D\u00e9troit de Magellan comme si on en \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Apr\u00e8s trois mois de bons plats, de brises l\u00e9g\u00e8res, de canicule, on pr\u00e9pare, toujours dans cet \u00e9tat second d&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9 qui pr\u00e9c\u00e8de les longues navigations, un bateau -bouchon minuscule- qui doit nous mener sains et saufs et de pr\u00e9f\u00e9rence pas trop secou\u00e9s \u00e0 cette excroissance orientale du continent sud-am\u00e9ricain. On parle de la zone de convergence intertropicale comme d&rsquo;une vieille copine qui joue \u00e0 cache-cache, de d\u00e9chirures de voile comme si c&rsquo;\u00e9tait le quotidien. On v\u00e9rifie l&rsquo;\u00e9tat de sa survie comme on le fait pour son noeud de chaise en bas d&rsquo;une voie d&rsquo;escalade, avec la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 d&rsquo;une prudence maitris\u00e9e et une conscience en plein accord avec le risque objectif que l&rsquo;on s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 prendre. Et un beau jour, \u00e7a y est, les pleins sont faits et l&rsquo;\u00e9trave pointe enfin \u00e0 nouveau vers l&rsquo;oc\u00e9an. Le temps est beau, le bateau s&rsquo;\u00e9broue sous la brise l\u00e9g\u00e8re qui le propulse \u00e0 7 n\u0153uds. 15 n\u0153uds de vent, mer plate ou presque, coucher de soleil flamboyant : si c&rsquo;est le menu pour les 15 jours \u00e0 venir, on ne s&rsquo;en plaindra pas ! Les jours passent malgr\u00e9 soi, entre le lever de soleil du dernier quart et le coucher du premier. On d\u00e9cide de prendre une photo \u00e0 la m\u00eame heure tous les soirs, pour visualiser le d\u00e9calage horaire. Puis, sous l&#8217;emprise des lieux, on finit par tricher, par prendre la photo de plus en plus tard pour ne pas louper les couleurs chatoyantes attis\u00e9es par la zone de convergence toute proche. On perd un leurre, deux leurres. On p\u00eache &#8211; en d\u00e9sespoir de cause pourrait-on dire &#8211; un bras de poulpe, que l&rsquo;on teste imm\u00e9diatement comme app\u00e2t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a class=\"thickbox\" href=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_20.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" style=\"border: 1px solid black;\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_20.jpg\" width=\"259\" height=\"194\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques heures plus tard, on finit par le rep\u00eacher bien attendri pour le griller et le manger, \u00e7a fera au moins \u00e7a ! Tous les matins, on sort l&rsquo;antenne extensible pour tenter de capter la m\u00e9t\u00e9o sur RFI afin de situer le pot-au-noir pour le traverser l\u00e0 o\u00f9 il sera le moins large. Souvent, RFI n&rsquo;en parle pas et on frissonne de plaisir en \u00e9coutant les avis de forts coups de vent tout au nord l\u00e0-haut qui ne nous auront pas. Puis, le temps change, les nuages s&rsquo;accumulent, le temps se couvre&#8230; On se pr\u00e9pare aux terribles et soudains grains du pot-au-noir. Cir\u00e9 pr\u00eat \u00e0 enfiler, g\u00e9nois pr\u00eat \u00e0 enrouler&#8230;on scrute le ciel, l&rsquo;estomac se noue \u00e0 l&rsquo;approche d&rsquo;une ombre plus noire. Une rafale, deux rafales, vite! On affale tout, on enroule le g\u00e9nois aux trois-quarts, on sort les cir\u00e9s, on crie, on refuse, on attend&#8230; et soudain, les tropiques se d\u00e9versent sur nos t\u00eates dans un bruit assourdissant. Les rideaux de pluie verticaux \u00e9crasent la mer, rincent le sable de Casamance qui s&rsquo;\u00e9chappe en coul\u00e9es ocre de partout. Et c&rsquo;est h\u00e9b\u00e9t\u00e9, un peu ridiculis\u00e9 par cet orage qui n&rsquo;est m\u00eame pas un peu violent, qu\u2019on ressort un bout de g\u00e9nois qui se balance en faisant floc floc. D&rsquo;accord, c&rsquo;est comme \u00e7a les orages ici alors? Un ciel de fin du monde et noir comme la nuit pour un tout petit souffle et beaucoup d&rsquo;eau ti\u00e8de ? Tr\u00e8s bien : d\u00e8s le lendemain, les orages se n\u00e9gocient sous spi et en maillot de bain !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a class=\"thickbox\" href=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_14.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" style=\"border: 1px solid black;\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/wp-content\/blogs.dir\/2\/files\/articles\/transat_14.jpg\" width=\"317\" height=\"238\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: justify;\">Puis vient le moteur, car la zone de convergence est bien l\u00e0, implacable. Pas le moindre noeud de vent \u00e0 des dizaines de milles \u00e0 la ronde. La mer est d&rsquo;huile, la houle \u00e0 peine sensible, l&rsquo;atmosph\u00e8re moite et chaude entre les averses. On ne se lasse pas des nuages apocalyptiques qui passent du noir au rouge, et se fendent m\u00eame \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un arc-en-ciel. Un grain, mais tiens justement il me semble que je vois un point \u00e0 l&rsquo;horizon mais&#8230;une rafale, deux rafales&#8230;25 noeuds de vent ! On n&rsquo;avait plus vu \u00e7a depuis les Canaries ! On sort un morceau de g\u00e9nois, on se pr\u00e9pare encore au pire alors qu&rsquo;il est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9. D\u00e9cid\u00e9ment, la m\u00e9diterran\u00e9e est une bonne \u00e9cole. Des hectolitres plus tard, le ciel se d\u00e9gage et que voit-on, coll\u00e9 sur l&rsquo;horizon ? Le profil de cr\u00e8me glac\u00e9e de Fernande de Noronha ! Enfin ! On crie \u00ab\u00a0Terre en vue\u00a0\u00bb parce qu&rsquo;il le faut, en ces circonstances, mais on ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;avoir l&rsquo;impression de se forcer. Car cette terre, on la savait l\u00e0, on l&rsquo;attendait, elle est naturelle, comme toute cette travers\u00e9e. Une joie distill\u00e9e sur 12 jours ne peut plus exploser, elle se savoure calmement, pendant qu&rsquo;on pr\u00e9pare le mouillage. Avant m\u00eame d&rsquo;\u00eatre mouill\u00e9, une tortue marine vient saluer la coque, comme un signe de bienvenue&#8230; Soulag\u00e9s ? Non. Fiers ? Non plus. Heureux ? Peut-\u00eatre bien &#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Allons donc,traverser l&rsquo;Atlantique. \u00a0Un beau jour, on quitte &#8211; enfin &#8211; la m\u00e9diterran\u00e9e, on passe Gibraltar, par vent portant de pr\u00e9f\u00e9rence et avec la mar\u00e9e, et on attend impatiemment le paradis promis par les navigateurs atlantiques chevronn\u00e9s : plus de brusques sautes d&rsquo;humeur de la m\u00e9t\u00e9o, une looongue houle, un ciel d\u00e9gag\u00e9 avec, d\u00e9filant dans <a class=\"read-more-link\" href=\"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/?p=160\"><br \/>&#8230;read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2480,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,68],"tags":[40,29,30],"geo":{"latitude":-0.966751,"longitude":-25.4003906,"description":null},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/160"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=160"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/160\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2480"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=160"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=160"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.missterre.org\/blog\/explo\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=160"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}